|
Comme toutes les professions émergentes, le coaching cherche
encore une identité. Aujourd’hui, les pratiques de
coaching sont nombreuses, et l’offre de coaching professionnel
est telle que les grandes entreprises françaises ont désormais
recours à des protocoles de référencement,
faisant entrer par là le coach dans le domaine des fournisseurs
les plus classiques de l’entreprise.
D’ailleurs, il est désormais classique que les coach
passent dans l’entreprise par la case achat, figure imposée
d’un exercice professionnel digne du grand écart. En
effet, ce qui se joue lors d’une démarche de choix
de coach peut être loin des âpres négociations
d’acheteurs davantage rompus aux discussions portant sur des
volumes et des délais que sur des processus de transformation.
Quoi qu’il en soit l’enjeu reste de taille, les prévisions
de la SFC (Société Française de Coaching) annonçant
un marché de 380 millions d’euros pour 2005 (l’entreprise,
Octobre 2003).
C’est pourquoi le coaching en tant que profession a tout intérêt
à entrer dès maintenant dans une professionnalisation
qui seule lui permettra de devenir une vraie profession, à
part entière. Car aujourd’hui encore, le coaching reste
une activité complémentaire pour nombre de consultants
free lance qui courent après les contrats.
Et pour ceux là les premiers, l’exercice est difficile
: en effet, ne pas proposer de coaching, pour un consultant RH,
paraît presque impossible, tant le terme même de coaching
a envahit les pages de la presse spécialisée, mais
aussi les sujets de magazine télé, les cursus de nos
universités et écoles de commerce et d’ingénieur,
et, partant, les esprits.
Or, proposer du coaching sans vraiment savoir où il va et,
en plus de se discréditer lui-même, c’est sur
toute la profession que souffle alors un sulfureux vent de discrédit.
Alors que faire pour rendre cette profession aussi respectable qu’une
autre ? Le temps sans doute fera son affaire, ainsi que les différentes
organisations de professionnelles qui, à condition de ne
pas quitter leur périmètre, contribuent à rendre
plus lisible la réalité du coaching aujourd’hui.
De même, dans un pays aussi soucieux des formations académiques
qu’est la France, le fait que l’université propose
aujourd’hui des cursus diplômant en coaching peut être
vu d’un très bon œil.
Enfin, last but not least, ce sont tous ceux qui ont la chance de
vivre un coaching, offert par leur entreprise ou financés
par leurs propres deniers, qui restent les premiers ambassadeurs
de cette profession. Car, au-delà de tout ce qui peut se
dire, se lire ou s’écrire sur le coaching, il n’en
demeure pas moins que cette expérience est une expérience
vivante, qui se vit avant de s’écrire ou de se décrire.
Alors seulement, après avoir vécu la chose, et après
avoir laissé passé le temps nécessaire à
la maturation, chaque coaché peut apprécier pour lui-même
le chemin parcouru, et décider ou non de le rendre au monde.
Demande
d'info par mail
ou
par téléphone au 06
86 68 51 99
|