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Si aujourd’hui
le coaching a tendance à se « démocratiser »
pour concerner un public de plus en plus large dans l’entreprise,
il ne faut pas pour autant perdre de vue qu’il est par essence
destiné à des dirigeants.
En effet, la mode aidant, il est de bon ton aujourd’hui de tout
rebaptiser en coaching : on ne parle plus de team-building, mais de
coaching d’équipe. Pire, une formation commerciale, aussi
bonne soit-elle, va s’appeler désormais, à tort,
formation au coaching à destination des commerciaux.
Comme
toute médaille, cet engouement pour le coaching a son revers car,
s’il est positif que le coaching se répande et se multiplie
dans les entreprises, il est extrêmement dommageable qu’il
finisse par perdre son âme. Car il ne faut pas perdre de vue que
le coaching s’inscrit forcément dans un contexte de changement.
Or, s’il est tout à fait concevable qu’un sportif s’entraînant
seul ait besoin d’un coach pour développer sa performance
et augmenter ses résultats, qu’en est-il de cette situation
une fois transposée au monde de l’entreprise ?
S’il
est évident qu’en ce qui concerne le sportif, c’est
sur lui et lui seul que porte le processus de changement qu’est
le coaching, la question reste entière dès que l’on
aborde le monde de l’entreprise … En effet, le changement
concerne-t-il l’individu coaché, son équipe ou l’entreprise
tout entière ?
Par
conséquent, il est évident que si le point de départ
du changement demeure l’individu, son point d’arrivé,
lui, dépend de la place qu’il occupe et de l’influence
qu’il exerce dans le système qu’est son entreprise…
«
Lorsque j’étais jeune je voulais changer le monde pour
qu’il soit meilleur ; n’y arrivant pas, je me suis résolu
à ne changer que mes concitoyens ; ayant toujours autant de
difficultés, j’ai voulu plus modestement changer les
gens de ma famille. Mais n’y parvenant toujours pas, et le temps
passant, j’ai fini par comprendre qu’il suffisait tout
simplement, que je commence par me changer moi … »
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